Paranormal

Des humanoïdes gigantesques vivent-ils en Russie ?

Le fleuve Ob prend sa source dans les profondeurs des montagnes de l’Altaï, en Eurasie. Il longe de longues étendues de la Sibérie occidentale. Né de la confluence des rivières Katun et Biya, l’Ob est un site naturel impressionnant dans la région.

Cette région de Sibérie possède de riches traditions et un folklore détonnant. Il y vivrait une multitude d’êtres inhabituels et surnaturels. Les créatures les plus célèbres sont les « Gobelins des bois ». Ces derniers habiteraient depuis plusieurs millénaires dans cette zone.

Les habitants du coin évitent souvent de prononcer le nom de cette créature de peur qu’elle n’apparaisse. Il s’agirait de grandes créatures ayant des caractéristiques animales, mais ressemblant davantage à des humains. Les croyances traditionnelles en Sibérie mettent souvent en garde de ne jamais regarder directement dans les yeux l’une de ces créatures, car on pense que cela risquerait de provoquer la malchance.

Malgré tout, ces histoires de « gobelins des bois » ou de diables vivant dans les forêts appartiennent-elles simplement au folklore ? Certains folkloristes et anthropologues ont noté les similitudes entre les témoignages de ceux qui ont vu ces êtres et les descriptions populaires du Sasquatch, du Yeti ou du Almas, une mystérieuse créature régulièrement observée dans les montagnes du Caucase et du Pamir en Asie centrale.

L’archéologue Myra Shackley a relaté un récit fascinant d’une telle créature dans son livre Still Living: Yeti, Sasquatch et The Neanderthal Enigma (Thames et Hudson, 1983). Le témoin, Marfa Efimovna Sen’kina, était une ancienne institutrice qui avait décrit avoir vu une de ces créatures avant que la révolution russe (en 1917) n’éclate. Voici son récit :

« Avant la Révolution, mon père et moi voyagions constamment pour affaires dans la région du nord de l’Ob et dans la péninsule de Yamal. J’avais alors vingt ans et nous étions basés à Salckhard. Nous sommes souvent restés chez un certain Ostyak non loin de la colonie de Puiko. Je me souviens que c’était au début du mois de septembre. Les nuits étaient déjà plus longues et nos chiens aboyaient souvent pendant la nuit. Une fois les aboiements sont devenus particulièrement féroces. Cela s’est passé deux nuits de suite. J’ai demandé à notre hôte Ostyak contre quoi ils aboyaient et il m’a répondu à voix basse que ‘l’Arpenteur’ allait arriver. ‘De quoi s’agit-il ?’, ai-je demandé, ne comprenant pas. ‘Je vais vous montrer ce soir’, m’a-t-il promis,’ mais ne le regardez qu’avec précaution etdiscrètement. »

« À minuit, nous avons quitté la tente. La lune était déjà grande, grosse et rouge. Nous avons probablement attendu environ une heure. Soudain, face aux aboiements des chiens, à plusieurs dizaines de mètres, j’ai vu un homme exceptionnellement grand. Il y avait un saule violet de deux mètres qui entourait nos tentes. La tête et les épaules de cet homme dépassaient l’arbre. Il marchait très vite et sûrement en directiondes broussailles. Ses yeux brillaient comme deux lanternes. Je n’avais jamais rencontré un homme aussi étrange et grand. »

Tandis qu’ils observaient cet « homme grand », un des chiens qui les accompagnait, particulièrement excité par la présence de cet humanoïde, courut directement vers lui. « L’homme s’est penché et s’est emparé du chien avant de le jeter », se souvient Sen’kina. « Nous n’avons entendu qu’un court cri avant de voir son corps filant dans les airs ».

« L’homme est parti rapidement, sans se retourner une seule fois », a-t-elle précisé. « C’était quoi, un leskii [lutin-du-bois] ? », ai-je demandé au vieil homme. « Ne prononcez pas ce mot », a-t-il répondu effrayé. « Vous risquez de le faire venir. Appelez-le simplement l’arpenteur. Il vient ici chaque année à cette heure. Apparemment, des dizaines de personnes ont vu à différentes reprises cette étrange créature de la forêt. »

Comme le note Shackley, « La description générale de la créature, y compris sa taille, ses yeux brillants et son attitude belliqueuse contre les chiens, correspondent à d’autres récits. »

Pour Shackley, ces caractéristiques sont des thèmes communs parmi une variété de récits concernant « les hommes sauvages » observés dans le monde entier. Certaines de ces caractéristiques sont déconcertantes, en particulier les yeux « brillants », qui sont souvent présentes dans ce genre de récits particulièrement celles d’Eurasie. Ces yeux, plutôt que d’être réellement « radieux », sont brillants comme s’ils était dotés d’unetapetum lucidum, une couche réfléchissante située au fond de l’œil. Bien que cette caractéristique soit courante chez les animaux nocturnes, les primates n’en possèdent généralement pas, à l’exception des lémuriens.

Bien que ces histoires soient souvent reléguées au folklore, il y a peut-être davantage. Le nombres de témoignages nous indiquent, une fois de plus, que, derrière la légende, il y a un réel fond de vérité.

Photo : Vue sur la rivière Ob