Paranormal

Un Avocat aux communications télépathiques !

De nos jours, les scientifiques du monde entier veulent travailler de concert pour explorer la planète Mars. Même si ce lieu est entouré de mystères, les experts s’accordent à dire que ce n’est qu’un rocher sans vie.

Pourtant, il fut un temps où la planète rouge était considérée, par beaucoup, comme un candidat de choix pour des civilisations extraterrestres florissantes et une source d’émerveillement pour la population. Nous ne savions pas ce qui se passait là-bas et cette incertitude a créé un environnement fertile pour l’imagination, ainsi que le carburant pour d’innombrables rêveurs et chercheurs. L’un d’eux était un avocat réputé de Londres, qui croyait non seulement qu’il y avait de la vie là-haut, mais qu’il était en contact avec eux et qu’il pouvait établir un contact radio entre nous et cette civilisation.

Cette histoire étrange concerne un avocat londonien nommé Hugh Mansfield Robinson, qui, dans les années 1920, s’intéressait à bien d’autres choses que son métier et les affaires judiciaires qu’il devait traiter. Robinson était depuis longtemps obsédé par la planète Mars, ce qui était compréhensible étant donné que c’était une époque où la planète rouge était bien ancrée dans la conscience du public, notamment avec la découverte de « canaux » sur Mars en 1877 ainsi qu’avec la publication de l’emblématique roman « La Guerre des Mondes » en 1898 de HG Wells. De nombreux scientifiques respectés affirmaient qu’il y avait de la vie là-haut. Nikola Tesla avait même prétendu avoir reçu des signaux des Martiens en 1901. Pour sa part, il affirmait que, non seulement, il était convaincu que la planète Mars abritait la vie, mais qu’il avait été en contact télépathique avec des Martiens pendant des années, en particulier une femme qui se trouvait là-bas.

Robinson a déclaré avoir eu de fréquentes communications avec l’une des femmes de Mars, une princesse martienne sublime qui s’appelait Oomaruru. Elle lui avait apparemment appris beaucoup d’informations sur leur planète et leur mode de vie. Selon lui, il avait été informé que les Martiens n’étaient pas si différents de nous. Ils vivaient dans des maisons, avaient des véhicules qui ressemblaient à nos voitures, et étaient pour la plupart pacifiques et ne souhaitaient que vivre leur vie. Pour ce qui est de leur apparence physique, Robinson affirmait que les hommes mesuraient généralement 8 pieds de hauteur, les femmes un peu plus petites entre 6 et 7 pieds. Ils avaient « de grandes oreilles dépassant de chaque côté de la tête, de longs cheveux pointant vers le haut et des traits du visage semblables à des chinois ». Il disait que leur société était basée sur un système de castes, et que les castes inférieures avaient même une apparence différente de celles des hautes, beaucoup plus primitives et avec « des têtes ayant la forme d’un morse ».

Il a affirmé qu’il était entré en contact avec Oomaruru pour la première fois en 1926 et qu’il avait créé un appareil appelé « psychomotomètre », grâce auquel ils parlaient. Il racontait même qu’il s’était rendu sur Mars par projection astrale avec elle. Il avait organisé une séance avec le chercheur psychique Harry Price et un médium nommé St. John James. Durant cette session, il aurait été affirmé que les Martiens lui avaient transmis leur alphabet, qui ressemblait à un gribouillis enfantin. On a même dit que la femme martienne Oomaruru avait chanté une chanson martienne. Price a expliqué :

« Si cette chanson n’était pas martienne, elle était certainement ‘surnaturelle’ et ressemblait plutôt à un solo joué par un coq chantant. Il n’y avait rien de musical à ce sujet. »

Ces cas supposés de communication avec les Martiens étaient tous assez passionnants, mais Robinson souhaitait vraiment passer à un niveau supérieur. Il était de plus en plus obsédé par l’utilisation de la technologie radio en constante évolution de son temps pour leur envoyer un message. Il a prétendu avoir pris des dispositions avec sa princesse martienne pour envoyer un message radio et le faire transmettre à l’ensemble de la civilisation martienne. Il s’est donc efforcé de faire passer ce message. En 1926, il choisit le meilleur moment qui coïncidait avec le fait que Mars était plus proche de la Terre que d’habitude. Il s’est adressé directement à un télégraphiste et a écrit le message qu’il souhaitait envoyer, à savoir « Love to Mars from Earth », suivi des mots mystérieux « Opesti, Nipitia, Secomba ». Robinson était très sérieux, voulant même savoir combien cela lui coûterait pour envoyer ce message si loin. Le Central Telegraph Office de Londres dirait de sa détermination :

« Le Dr Mansfield Robinson est singulièrement sérieux dans ce domaine et nous pouvons nous attendre à d’autres messages de sa part. Je ne pense pas que nous puissions avoir un cas de conscience en ce qui concerne le fait de lui prendre son argent car il est parfaitement sain d’esprit et semble avoir consacré sa vie à l’étude d’une intercommunication possible avec la planète. »

Le message a été consciencieusement envoyé dans l’espace en direction de la planète rouge, à une longueur d’onde demandée de 18 240 mètres, supposée être celle sur laquelle les martiens opéraient. Après cela, ils se sont assis pour écouter et, à ce moment-là, l’histoire faisait la une des journaux. C’était un récit combinant la fascination du public pour Mars et la popularité croissante du spiritisme à l’époque. Tout le monde semblait s’y intéresser, mais il y avait certainement des sceptiques à l’époque, comme le physicien Sir Oliver Lodge, qui a déclaré :

« Nous n’avons pas contacté Mars et je doute que nous le fassions. Si nous obtenons quelque chose là-bas, comment vont-ils savoir de quoi nous parlons ? Ils ne comprennent pas le code Morse ; ils ne comprennent pas non plus la langue anglaise. Alors, comment vont-ils comprendre ? »

En l’absence de réponse au cours des deux années suivantes, Robinson paya pour qu’un message soit envoyé à nouveau, celui-ci indiquant « Com Ga Mar », signifiant « Dieu est l’amour » en martien, qui resta également sans réponse. Alors que cela semblait prouver que personne sur Mars n’écoutait, Robinson, toujours en contact télépathique, refusa d’abandonner. Il déplorait que c’était simplement parce que les services postaux n’avaient ni la technologie ni l’équipement nécessaires pour envoyer un message si loin et donc que les martiens ne pouvaient recevoir ce signal. Il expliqua :

« La longueur d’onde de 18 700 mètres utilisée par le bureau de poste ne traverse pas la couche épaisse d’air raréfié et, par conséquent, les signaux sont réfléchis autour de la Terre. Les Martiens sont très contrariés par le fait que les signaux ne peuvent pas leur arriver. Ils sont restés assis pendant des heures attendant de recevoir ces signaux. Ils se moquent de nos scientifiques parce qu’ils se sont eux-mêmes débarrassés des problèmes atmosphériques, mais nous ne l’avons pas fait. »

Il s’en tenait à cela et envoya un troisième message, cette fois de l’hémisphère sud de la Terre, au Brésil. Cela ne fonctionna pas non plus et Robinson fut désillusionné, non pas parce qu’il pensait que personne ne l’écoutait sur Mars, mais parce qu’il était convaincu que notre technologie terrestre n’était tout simplement pas au point. Il se résigna au fait qu’il ne pouvait communiquer que par télépathie traditionnelle. Il devint même davantage convaincu que la télépathie était peut-être l’avenir pour les communications à longue distance. Il fonda le College of Telepathy, grâce auquel il espérait enseigner à la prochaine génération comment exploiter cette compétence latente. Hélas, cette établissement attira très peu de nouveaux étudiants. En effet, il n’avait qu’un seul élève et un chien doué du don de télépathie, nommé Nell. Robinson a revendiqué un contact télépathique avec davantage de Martiens, ainsi qu’avec l’esprit de Cléopâtre, qui selon lui vivait réellement sur Mars.

Progressivement, le grand public se désintéressa des travaux de Robinson. Ce dernier mourut en 1940, à l’âge de 75 ans. Il est généralement considéré comme un charlatan et un fou. Il semble que cet homme ait perdu la tête, peut-être à cause de son obsession pour Mars et par la mode spirite de l’époque.

Cependant, il s’agit là d’un regard plutôt fascinant sur une autre époque, où de telles choses étaient considérées comme faisant partie du débat rationnel, et il n’était pas vraiment si étrange de nourrir des idées sur des civilisations martiennes.

L’histoire du Dr Hugh Mansfield Robinson reste une bizarrerie historique délicieusement étrange.

Source

mysteriousuniverse.org